Tuesday, 5 May 2009

Intermède | En passant...



Post 18 | Rome, version épurée

Mais qui a dit que Rome n'était que dorure,velour et meubles d'époque ? Ou pire encore, appartement trop petit étouffé des meubles de famille ?

Voici l'exception. Nous sommes dans le quartier de Monti. Non loin du Colisée, Monti est un petit village planté en ville, avec sa fontaine devant son église et sa faune un peu artistico-bohême. Le quartier n'est pas franchement réputé pour la taille de ses appartements, tout y est petit et mignon, autant dire que celui-ci surprend.



Du blanc, du parquet au mur, peu de meuble et pourtant, il en ressort une grande douceur. Justement parmi les meubles : Table - banc en aluminium du belge Xavier Lust, chaise du hollandais Piet Hein EEk commercialisé à Rome dans le magasin MIA, pour ne citer qu'eux.

Ici aussi, rien ne le laisse deviner mais il s'agit bien d'un appartement familial et non du refuge d'un céllibataire. Meme si la neutralité apparente de l'ensemble, je trouve à cet appartement quelque chose de féminin.


Source : ELLE DECOR italia 2008

Monday, 27 April 2009

Saturday, 25 April 2009

Post 16 | Rough, définitivement.

Je n'ai découvert que très récemment que Portland dans l'Oregon était si hype. Culture alternative, création artistique, jolie scène rock, conscience écologique...que demander de plus ?

La presse a déjà beaucoup parlé de cette nouvelle chaîne d'hôtel, ACE HOTEL, créée par un drôle de trio pour accueillir leurs amis artistes. Les créateurs décrivent l'endroit comme un chaud minimalisme, une bohème moderne et à voir la faune de Dj, fashion, photographe, réalisateurs...y défiler, le concept séduit indéniablement.Un peu design, un peu romantique, industrielle et surtout "rough", déglingué. Et c'est tout un concept. Nous sommes au-delà d'un esprit "récup", il y a un refus du trop neuf, trop froid, d'une certaine idée de la consommation (tout relatif, le refus)

La chaîne se compose de 4 destinations : Portland, New york, Palm Spring et Seattle. Celui de New York propose des chambres avec lits superposés tandis que celui de Palm Spring s'inscrit dans la tradition des motels. Volontairement abordable financièrement.
Ne faisant pas partie de la même chaîne, Londres a lui aussi son Rough Luxe hôtel. Déglingue de luxe, littéralement. Où les matériaux bon marché sont traités comme des raretés. Oeuvre de Gilbert & Georges au mur, miroir ancien portant l'inscription "this is shit" dans la salle à manger, l'ensemble ne manque pas d'humour. Ni de poésie.

Thursday, 16 April 2009

Post 15 | Loft made in Bruxelles

Evidemment, c'est le genre d'espace que j'ai peu de chance de trouver à Rome. Car si effectivememt, du coté du gazomètre, quartier devenu bobo sauce italienne, se trouve quelques loft, il faut bien reconnaître que les espaces industriels en ville sont rares et ...chers.

Loft de 400 m2 dont 200m2 de séjour à Bruxelles - j'ironiserais bien sur la difficulté d'entrenir un tel espace mais non, je bave - et c'est justement ces 200m2 qui sont présentés dans le ELLE français du 14 mars dernier.


La cuisine , pour ce que j'en perçois sur les photos, me paraît un peu bizarement conçue. Elle est divisée en 3 blocs: cuisson, évier et range tout. Perso, je doute de sa praticité et je ne suis pas vraiment convaincue par son esthètique. Mais que dire du reste...
Une très belle sélection de meubles, entre vintage et création contemporaine comme par exemple cette table dessinée par Ann Demeulemeester, éparpillés dans ces 200m2 dessinant différentes zones sans pour autant diviser l'espace.

L'absence de tenture aux fenêtres valorise la belle enfilade et le rythme de celles-ci. Pas de jolies bibelots, de kitcheries ou fanfreluches, juste les meubles en soi et leur collection d'oeuvre d'art accrochée aux murs dont une oeuvre du belge Jean-Luc Moerman.

Et si rien ne le laisse vraiment deviner, les propriétaires ont 3 garçons et n'ont pas l'intention de vivre leur appartement comme un musée. Aussi, le fond de la pièce, devant la bibliothèque, sur le tapis bleu turquoise, leur est destiné. Zone de jeu joyeusement tonique, parfaitement intégrée à la ligne générale de cet espace ouvert.

Monday, 13 April 2009

Post 14 | A Bruxelles, entre raison et addiction

Je reconnais un certain grand écart entre mes post. Du minimalisme virginal au design le plus élaboré, en passant par une cabane de pêcheur en bord de mer au décor "Born in America", tout cela ne donne pas forcément une vision linéaire de mon esthétique. Parce que justement mon esthétique est tout sauf linéaire, partagée entre une attirance très raisonnée sur des concepts de modernité, de pureté, d'objets sélectionnés, des signatures fortes et un réflexe spontané me poussant irrémédiablement à l'accumulation, la recherche de l'objet insolite et ... un attachement aux souvenirs de famille. La taille de mon appartement m'oblige à lutter contre mes "pulsions" tout en m'accordant quelques faiblesses...
Et je retrouve en cet appartement bruxellois beaucoup de mes faiblesses. Le propriétaire à profité de cet espace pour le travailler tel une page blanche. Meubles vintage des années 50, accumulation de gravures, tableaux et si pour le coup je ne suis pas vraiment fan, une collection d'art africain.

Au delà des objets ou meubles, la mise en scène de ceux ci plus que l'aménagement en soi de l'appartement me touche. C'est un art singulier. Assembler, séparer, évidencier, adoucir, choquer, amuser, il y a un peu de chacune de ces actions dans la réussite d'une scénographie.
L'ensemble est ici très homogène et je lui reproche de peut-être ne pas avoir introduit de designer contemporain. Question de goût. Pour le reste, j'ai l'impression en regardant ces photos de percevoir le soin porté au choix des objets, une histoire tissée au fil du temps, patiemment.
Source déco idée 2008

Friday, 10 April 2009

Post 13 | Aujourd'hui plus qu'hier et moins que demain

Nous sommes loin d'une maison à l'univers rassurant ou cosy (pour reprendre l'expression phare des années '80) mais nous ne sommes pas pour autant dans un décor minimaliste ou froid. Les propriétaires qualifie le lieu d'autoportrait.

Clémence et Didier Krzentowski ont créé la galerie KREO en 1999, galerie proposant de l'art contemporain ainsi que des objets et mobiliers de designers en édition limitée. Marc Newson, Ronan & Erwan Bouroullec, Hella Jongerius, Jasper Morrison, Maarten Van Severen profitent de cet espace laboratoire pour y exposer leur travail de recherche.
Et c'est parmi ces créations que le couple Krzentowski a choisi de vivre. Les pièces sont choisies pour leur force identitaire, pour le dialogue qu'elles construisent entre elles et on réalise très vite, que peu leur importe l'étrangeté des assemblages, ils ne cherchent pas à faire joli, plus attirés "par ce qu'ils ne comprennent pas ."
Les designers contemporains ne sont pas leur seule passion. Les lampes de Gino Sarfatti , de Serge Mouille et les créations d'Achille Castaglioni, Gae Aulenti,...occupent une belle place dans leur collection.

Je trouve leur démarche assez fascinante et j'admire l'absence de concession à une esthétique trop universelle. Le couple Krzentowski a construit un lieu loin de l'ordinaire, déclarant se nourrir de leur collection.

Même leur salle de bain ne correspond à aucun stéréotype , minimale et extravagante à la fois.

Source AD juin 2008
L'occasion nous est donnée d'admirer quelques 164 pièces de 59 designers, allant des années '50 à nos jours, de leur collection lors de l'exposition intitulée telle une profession de foi " Aujourd'hui plus qu'hier et moins que demain". L'exposition se tient à la Galerie des galerie, à Paris, aussi je me contenterai de ce que je peux visionner sur internet, jusqu'au 30 mai 2009.

Tuesday, 7 April 2009

Post 12 | Pourquoi Dries ne peut-il pas m'accompagner en Toscane ?

Avec le printemps s'ouvre la saison des mariages. Certes, passé 30 ans, la liste se réduit. Néanmoins, meme s'il est unique dans mon carnet de bal, il n'empeche que j'ai bien un mariage de prévu pour la fin juin.

Je vous plante le décor, San Gimignano, en Toscane, célébration non religieuse, devant le "Sindaco" et déjeuner bucolique dans le jardin de la grand-mère du marié.
Le couple , poético-boheme, a imaginé quelques surprises pour souligner l'originalité de leur histoire d'amour et je suis certaine que cela sera charmant.

San Gimignano, entre les lignes, cela signifie, rue pavée et si on ajoute un jardin, je pense que je peux déjà exclure le port du talon ( sauf si je décide d'avoir le mollet le plus musclé de la plage cet été), à vrai dire je vise la ballerine compensée. Et après ? Ah, si Dries pouvait etre à la portée de ma bourse...cette collection noir et blanc, avec cette pointe de dorée me rend extatique.

Je vous épargne la petite "grande" histoire de Dries Van Noten si ce n'est qu'il est particulièrement connu pour son sens de la coupe mais aussi le soin apporté quant au choix des textiles. Textiles qu'il semblait apprécier fleuri ce qui modérait fortement mon enthousiasme.

Cette saison, pour la toute première fois, j'ai visionné, en entier, son défilé sur style et en toute lucidité je ne cessais de me répéter : vivement les soldes. Car évidemment, c'est la seule hypothèse réalisable et envisageable pour acquérir une de ses merveilles.

Soupir, soupir et ce mariage ? Je m'y voyais déjà dans une de ses robes grise ardoise avec à la taille ce tissu damier. Et non, Zara, copie tout le monde mais pas Dries. Soit il me reste deux mois pour me trouver... "un remplaçant".

Friday, 3 April 2009

Tuesday, 31 March 2009

Post 11 | Mon petit coin d'Amérique

L'endroit correspond très exactement à mon fantasme de la parfaite maison de vacances. Sauf que celle-ci ne se trouve pas sur notre continent. Elle est dans les Hampton, so chic, lieu de villégiature idéal pour les new-yorkais.



Cabane en bois, typique de la région, entourée de quelques cottages de pêcheurs donnant directement sur l'Océan.



Pas très grande, pas de grand luxe au premier regard si ce n'est qu'on trouve quand même, un petit Jeff Koon sur la table de salon ...sur fond blanc, des meubles vintage , évoquant une amérique assez facile à vivre. D'accord je ne suis pas forcément fan fan de la chambre , elle a un côté très Ralph Lauren. C'est très américain, c'est plus fort qu'eux, on doit retrouver quelque part les couleurs du drapeau.

Source MarieClaire Maison 2007

L'idéal serait d'avoir la même, cabane de bois ou tout du moins ses meubles, sur les hauteur d'une certaine colline, embrasant la baie de Gaeta. Mais je suis en Italie, pas de couleurs de drapeau dans la déco, juste de nombreux plats de céramique au murs...Cela dit la Méditérannée est clairement plus chaude que l'Océan, avantage Italie alors !

Sunday, 29 March 2009

Post 10 | Coloriage printanier


Qu'il s'agisse d'ambiance, d'intérieur ou de mon propre habillement, je joue rarement avec les couleurs. En réalité, surtout en ce qui concerne mon habillement.

Jamais plus d'une pièce, au meilleur de ma forme, amortie , selon la saison par, du blanc, du noir et soyons fou, du gris. J'ai connu le grunge des années 90 mais fondamentalement je crois que j'ai surtout été marquée par le minimalisme chic, façon Calvin Klein ou Helmut Lang de la même époque. L'icône était Carolyn Bessette Kennedy, les cheveux blonds en chignon et un rouge prononcé sur les lèvres.

Je ne parle même pas d'imprimé. Juste de répondre à l'appel du soleil ou défier la pluie, ouvrir l'unique tiroir contenant les pulls couleurs, sortir de mon uniforme réconfortant du pull en V noir.

Le printemps s'éveille enfin à Rome et grace à cette heure de sommeil en moins, les terrasses se repeuplent joliement. Premières envies de couleurs de la saison. Chiche.

Tuesday, 24 March 2009

Post 10 | A certain state of the world ?

Les faits sont assez simples : François PINAULT expose une ( infime) partie de sa collection à Moscou. "Un certain état du monde ?" prend place dans le centre d'art moscovite inauguré par Dasha Zhukova, découverte comme la jeune et jolie compagne du milliardaire russe Abramovitch.

Qualifiée de première grande exposition d'art contemporain international à Moscou, elle a été montée par la française Caroline Bourgeois, déjà mandatée par François Pinault lors de son exposition photo et vidéo à Lille. Cette commissaire résume cette exposition qui se veut extrèmement séduisante, autour de 3 thèmes : la guerre ( tête de mort), la société du spectacle ( référence à Venise, ville dans laquelle François Pinault possède déjà le Palazzo Grassi et inaugurera le 6 join prochain "La punta della dogana" nouvel écrin à sa collection d'art, réhabilité par l'architecte Tadao Ando ) et la globalisation.

Je ne me prétends pas experte en la matière, d'ailleurs , je ne suis experte en rien du tout, juste curieuse, intéressée et dubitative.

Le concept d'art contemporain, moderne ou actuel est particulièrement intimidant. Au nom de l'avant garde, il entraîne dans son sillage les concepts de " snobisme", "opacité" et de "respectabilité". L'idée n'est pas neuve, une fois que ces nouvelles fortunes ont investi dans de belles demeures, des avions, des yachts, de la haute couture, de la joallerie, arrive les merveilleux conseillers en art. De tout temps, l'art a été utilisé comme outil "politique", "religieux", expression du pouvoir. Choisir d'investir dans de l'art contemporain c'est aussi l'expression d'une prise de risque, une respectabilité audacieuse.

Photo du crane de l'Indien Subodh Gupta, flottant devant le Palazzo Grassi

François Pinaut a déclaré que dorénavant, Moscou avait sa place sur le marché de l'art. Nous n'en doutions pas. Moscou a surtout un potentiel de nouvelles fortunes à séduire . Le marché de l'art va tout simplement à la rencontre de ses nouveaux acteurs.

Et bien sur, je me réjouis de voir un collectionneur sortir ses oeuvres et permettre au commun des mortels de les admirer. Si ce n'est que François Pinault a un peu tendance à les sortir souvent et je m'interroge sur ses objectifs. Profiter de son nom , de ses relations pour mettre en avant sa collection c'est aussi un moyen de maintenir des artistes sous les projecteurs, maintenir leur cote, confirmer le bon investissement.
J'ai bien conscience de ne pas maitriser les codes de ce milieu et mes lectures en la matière ont soulevé plus de questions qu'apporté de réponse.Je n'ai pas de jugement négatif sur la collection que s'est construite M. Pinault, sa première exposition à Venise m'a séduite et amusée.
D'où ce questionnement: n'ai-je pas été trop facilement séduite, ne devrais-je pas me méfier plus de ce qui plait si vite, quelle pérénité auront vraiment ces artistes tellement dans l'air du temps ?

Résultat, j'ai ressorti quelques livres de ma bibliothèque dont notament :

Art Business (1 & 2 ) de Judith BENAMOU-HUET

L'art avec perte ou profit ? de Karine LISBONE et Bernard Zucher

Impasse & Imposture de Pierre STERCK





Sunday, 22 March 2009

Post 09 | Paris en quatre plateaux

Du blanc, une structure un peu industrielle et une contrainte d'espace à respecter en l'occurence transformer 4 plateaux sans ame en une maison-loft, oeuvre de l'architecte François Muracciole. Je commence à les reconnaitre de loin les travaux du dit François.

Ces rangements alternant espaces ouverts façon niches et portes sans poignées, présence de patio pour créer un puit de lumière et puis souvent un code couleur assez neutre.
Dans ce cas-ci, l'architecte avec les propriétaires a fait le choix d'une palette assez stricte : vert-de-gris, blanc, gris. Ainsi que des matériaux simples :bois, zinc et métal. Un esprit industriel adouci.
Evidemment et j'entends d'ici ma soeur s'exclamer, c'est pas très fun tout cela. Rien de révolutionnaire ni de particulièrement créatif. Quoique.
Source Elle déco fr Octobre 2008

Je suis passée d'une capitale européenne à l'esprit provinciale , j'ai nommé Bruxelles, à une ville mégapole au poids de l'histoire aussi lourd que le prix de son mètre carré, Rome. Alors en regardant cet appartement parisien, j'en appécie la quiétude, les aménagements malins, cet emploi intelligent de l'espace et j'admets , cette neutralité reposante à l'oeil. Neutralité , paradoxe de mes gouts, que je n'ai pas du tout instauré chez moi.

Thursday, 12 March 2009

Post 07 | Idéaux vestimentaires

Vous l'aurez surement compris entre les lignes, je crois très fort au signifiant du vêtement. C'est mon côté "quatrième dimension", la vérité est forcément ailleurs (alors que parfois elle est juste platement devant moi) , mon besoin de merveilleux aussi.

En même temps, je n'ai pas envie de me limiter à cette forme d'expression, la matière , le tombé comptent aussi. Une séduction discrète, rien de trop appuyé. Un secret pour initié.


Le style masculin - féminin me fascine et peut-être parce que je place ce style si haut dans mon firmament, je ne suis jamais arrivée à l'incarner de la façon souhaitée. Rien de trop calculé, un juste confort, le contraste subtil...Se lever le matin, ouvrir son armoire et sans réfléchir, devenir une de ces amazones tranquilles à l'assault de la ville.

Je ne renonce pas pour autant, toujours en quête du beau et bon pantalon car c'est souvent sur ce point que je cale ou tout du moins... mes hanches. Je me le reproche, je n'aime pas cette idée qu'une ligne physique détermine une expression vestimentaire. Est-ce vraiment plus important de se faire passer pour plus fine que d'exprimer une humeur, une certaine idée de soi-même ? Seulement voilà âme féminine , âme fragile, je n'applique pas forcément mes convictions à mes comportements vestimentaires. Mais j'y travaille...




Wednesday, 11 March 2009

Post 06| Lecture : Une femme sans qualité

L'auteur est connue dans le microscosme de la mode : chevelure blonde, jambes interminables et style inimitable. Viginie Mouzat est rédactrice mode pour le Figaro Magazine. Et c'est dans ce contexte que j'ai vu son nom apparaître une première fois.


Il s'agissait d'un article du, feu, magazine DEPECHE MODE, essayant de définir "Le style". Vaste sujet, toujours aussi indescriptible mais l'article tentait au travers d'exemples de décrypter un "mode d'emploi". Parmi les noms de femmes au style déterminé : Carine Roitfield ( stiletto et jupe droite, sans bas en toute saison), Virginie Mouzat. L'article n'a rien décrypté du tout et de la femme, ne restait que le mystère.


"Une femme sans qualité" est un roman , quoique. Une femme se sent fléchir, un homme pourrait la faire plonger , alors elle se raconte, lui raconte : ses 18 ans, un corps sans utérus, refus du couple, sa particularité revendiquée, ses apparats... Roman dont on ne sait, qu'elle est la part d'autobiographie.

Son récit m'a emportée . Le rythme des mots, la phrase courte et ses talons très hauts raisonnent encore en moi.

Bizarrement,enfin, pas si bizarrement, j'ai enchaîné avec la lecture d'un essai sur les soeurs. Au détour d'un des témoignages, Blanche, journaliste de mode décrit sa relation avec sa soeur jumelle, Gabrielle. Découverte de l'absence d'utérus à 18 ans , Blanche, qui n'était pas attendue en ces temps où l'inexistence d'échographie permettait encore ce genre de surprise, analyse son histoire de soeur. Blanche - Virginie ? Un article dans libération confirme, le mystère est un peu moins épais mais la femme garde son aura.


Sunday, 8 March 2009

Post 05 | 10 doigts, des tonnes de légos et des touches de claviers à gogo.

Ce genre d'image est probablement ce qui me caractérise le plus. Je vous ponds 2 post bien polissés, sobres, décrivant des intérieurs bouleversants de pureté . Du blanc, des belles matières...badaboum et bracadabra, voici 4000 briques légos assemblées pour cacher un meuble de cuisine trop anonyme. Esc-ce de beau ? Je m'en balance un peu à vrai dire parce que installé au centre de cet appartement, je trouve cet ensemble coloré, pop à souhait et enfantin, du plus joli effet. Nous sommes chez les designers MUNCHAUSEN, Philippe Rossetti et Simon Pillard et le nombre heure requise pour la construction n'a pas été précisé.
Ce duo de designers aussi discrets que doués, s'est fait connaitre en dessinant des papiers peint et stickers muraux pour les éditions Saint Honoré.
source Elle deco février 2008
Dans un autre genre et pourtant pas si éloigné, nous avons un autre duo, hollandais cette fois, Theme Bannenberg et Nok Snel. Ils ont commencé à concevoir des petits accessoires de bureau pour le compte du musée du Design à Londres avec des touches de clavier d'ordinateur. Ils ont fini par se retrouver devant un stock important de ces dites touches, ce qui leur donna l'idée de ce "Luckkey Lounge". Ils sont représentés par la gallerie Londonienne Saatchi

Source Elle Decoration UK March 2009
Ici aussi, la question du beau ne se pose pas véritablement. Il ne s'agit pas de créer une gamme d'ameublement ( vos fesses ne vous remercieraient pas d'avoir osé les poser en ces fauteuils) et la démarche de ce duo se veut artistique ( là, j'ai un peu plus de mal , soit). Disons que je trouve tout cela plutot réjouissant, ce recyclage, qu'il soit de légo ou de touche d'ordinateur, c'est ludique et cela ne mange pas de pain !

Friday, 6 March 2009

Post 04 | PARIS | Martin Grant

Nous sommes dans l'appartement de Martin Grant, créateur de mode Australien, installé sur les toits d'un immeuble du 17ème, dans le très joli quartier du Marais.
Bien sur, il y a eu moult travaux entre l'achat et l'occupation des lieux: des murs cassés, des choix de couleurs et qui sait, des retards de travaux, engendrant du stress et...non, là je m'égare et vous emmène dans mon expérience personnelle. Quoiqu'il en soit, Martin a bien bossé et cela ne se sent pas.
A la manière des danseuses étoiles qui nous donnent l'illusion que la tripple pirouette va de soi, Martin nous présente un appartement charmant, en douceur, à la mise en scène si discrète qu'il nous ferait presque croire qu'il n'y est pour rien.
Esprit de récupération et quelques meubles de design, du blanc, du vert pour évoquer sa terrasse et du verre, pour laisser passer la lumière.
Bien que créateur de mode, habitué à aposer une signature forte, expression d'un temps limité, il a souhaité que son appartement échappe à cette tyranie et soit le reflet poétique de sa personnalité, chargé d'émotion et de souvenir.
Source image ELLE Decoration uk, december 2008

Post 03 | Dress code


L'exposition EXACTITUDE ( contraction des mots:EXACT et ATTITUDE) se déroule dans un palais anonyme, derrière le panthéon à ROME. Elle présente le travail de 2 photographes hollandais : Art Versluis et Ellie Uyttenbroek.

A la manière du couple Becher qui photographia et répertoria le paysage industriel , ils ont photographié presque scientifiquement des personnes, épinglées comme les collections de papillons, sur une planche unique, les regroupant selon un courant.Depuis 14 ans, ils sillonent les rues de Rotterdam, Milan, Paris ou Pekin, photographiant leurs sujets dans des poses identiques et les assemblant selon un code vestimentaire commun.

L'exposition est gratuite et a été choisie pour illustrer une volonté politique,en ces temps difficile dixit le président de la province, de resserer les liens, de ne pas avoir peur de l'autre, différent et égal.

Le sous-titre est explicite et la scénographie, très basique. L'homme politique a envie de voir en ces tribus l'expression d'un courant protectioniste et c'est peut-être une des interprétations possibles. Ce qui me touche personnellement, c'est de prendre le vêtement comme expression de soi. Ou protection de soi. Mais le vêtement comme messager.

L'idée n'est pas neuve et est même devenue un lieu commun. Mais la rappeler et l'illustrer à nouveau, est toujours intéressant. Plus aucun de nos choix ne peut etre considérè comme anodin . S'habiller peut être une politesse, un mur, une caresse, une suggestion.