Wednesday, 11 March 2009

Post 06| Lecture : Une femme sans qualité

L'auteur est connue dans le microscosme de la mode : chevelure blonde, jambes interminables et style inimitable. Viginie Mouzat est rédactrice mode pour le Figaro Magazine. Et c'est dans ce contexte que j'ai vu son nom apparaître une première fois.


Il s'agissait d'un article du, feu, magazine DEPECHE MODE, essayant de définir "Le style". Vaste sujet, toujours aussi indescriptible mais l'article tentait au travers d'exemples de décrypter un "mode d'emploi". Parmi les noms de femmes au style déterminé : Carine Roitfield ( stiletto et jupe droite, sans bas en toute saison), Virginie Mouzat. L'article n'a rien décrypté du tout et de la femme, ne restait que le mystère.


"Une femme sans qualité" est un roman , quoique. Une femme se sent fléchir, un homme pourrait la faire plonger , alors elle se raconte, lui raconte : ses 18 ans, un corps sans utérus, refus du couple, sa particularité revendiquée, ses apparats... Roman dont on ne sait, qu'elle est la part d'autobiographie.

Son récit m'a emportée . Le rythme des mots, la phrase courte et ses talons très hauts raisonnent encore en moi.

Bizarrement,enfin, pas si bizarrement, j'ai enchaîné avec la lecture d'un essai sur les soeurs. Au détour d'un des témoignages, Blanche, journaliste de mode décrit sa relation avec sa soeur jumelle, Gabrielle. Découverte de l'absence d'utérus à 18 ans , Blanche, qui n'était pas attendue en ces temps où l'inexistence d'échographie permettait encore ce genre de surprise, analyse son histoire de soeur. Blanche - Virginie ? Un article dans libération confirme, le mystère est un peu moins épais mais la femme garde son aura.


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