Monday, 27 April 2009

Saturday, 25 April 2009

Post 16 | Rough, définitivement.

Je n'ai découvert que très récemment que Portland dans l'Oregon était si hype. Culture alternative, création artistique, jolie scène rock, conscience écologique...que demander de plus ?

La presse a déjà beaucoup parlé de cette nouvelle chaîne d'hôtel, ACE HOTEL, créée par un drôle de trio pour accueillir leurs amis artistes. Les créateurs décrivent l'endroit comme un chaud minimalisme, une bohème moderne et à voir la faune de Dj, fashion, photographe, réalisateurs...y défiler, le concept séduit indéniablement.Un peu design, un peu romantique, industrielle et surtout "rough", déglingué. Et c'est tout un concept. Nous sommes au-delà d'un esprit "récup", il y a un refus du trop neuf, trop froid, d'une certaine idée de la consommation (tout relatif, le refus)

La chaîne se compose de 4 destinations : Portland, New york, Palm Spring et Seattle. Celui de New York propose des chambres avec lits superposés tandis que celui de Palm Spring s'inscrit dans la tradition des motels. Volontairement abordable financièrement.
Ne faisant pas partie de la même chaîne, Londres a lui aussi son Rough Luxe hôtel. Déglingue de luxe, littéralement. Où les matériaux bon marché sont traités comme des raretés. Oeuvre de Gilbert & Georges au mur, miroir ancien portant l'inscription "this is shit" dans la salle à manger, l'ensemble ne manque pas d'humour. Ni de poésie.

Thursday, 16 April 2009

Post 15 | Loft made in Bruxelles

Evidemment, c'est le genre d'espace que j'ai peu de chance de trouver à Rome. Car si effectivememt, du coté du gazomètre, quartier devenu bobo sauce italienne, se trouve quelques loft, il faut bien reconnaître que les espaces industriels en ville sont rares et ...chers.

Loft de 400 m2 dont 200m2 de séjour à Bruxelles - j'ironiserais bien sur la difficulté d'entrenir un tel espace mais non, je bave - et c'est justement ces 200m2 qui sont présentés dans le ELLE français du 14 mars dernier.


La cuisine , pour ce que j'en perçois sur les photos, me paraît un peu bizarement conçue. Elle est divisée en 3 blocs: cuisson, évier et range tout. Perso, je doute de sa praticité et je ne suis pas vraiment convaincue par son esthètique. Mais que dire du reste...
Une très belle sélection de meubles, entre vintage et création contemporaine comme par exemple cette table dessinée par Ann Demeulemeester, éparpillés dans ces 200m2 dessinant différentes zones sans pour autant diviser l'espace.

L'absence de tenture aux fenêtres valorise la belle enfilade et le rythme de celles-ci. Pas de jolies bibelots, de kitcheries ou fanfreluches, juste les meubles en soi et leur collection d'oeuvre d'art accrochée aux murs dont une oeuvre du belge Jean-Luc Moerman.

Et si rien ne le laisse vraiment deviner, les propriétaires ont 3 garçons et n'ont pas l'intention de vivre leur appartement comme un musée. Aussi, le fond de la pièce, devant la bibliothèque, sur le tapis bleu turquoise, leur est destiné. Zone de jeu joyeusement tonique, parfaitement intégrée à la ligne générale de cet espace ouvert.

Monday, 13 April 2009

Post 14 | A Bruxelles, entre raison et addiction

Je reconnais un certain grand écart entre mes post. Du minimalisme virginal au design le plus élaboré, en passant par une cabane de pêcheur en bord de mer au décor "Born in America", tout cela ne donne pas forcément une vision linéaire de mon esthétique. Parce que justement mon esthétique est tout sauf linéaire, partagée entre une attirance très raisonnée sur des concepts de modernité, de pureté, d'objets sélectionnés, des signatures fortes et un réflexe spontané me poussant irrémédiablement à l'accumulation, la recherche de l'objet insolite et ... un attachement aux souvenirs de famille. La taille de mon appartement m'oblige à lutter contre mes "pulsions" tout en m'accordant quelques faiblesses...
Et je retrouve en cet appartement bruxellois beaucoup de mes faiblesses. Le propriétaire à profité de cet espace pour le travailler tel une page blanche. Meubles vintage des années 50, accumulation de gravures, tableaux et si pour le coup je ne suis pas vraiment fan, une collection d'art africain.

Au delà des objets ou meubles, la mise en scène de ceux ci plus que l'aménagement en soi de l'appartement me touche. C'est un art singulier. Assembler, séparer, évidencier, adoucir, choquer, amuser, il y a un peu de chacune de ces actions dans la réussite d'une scénographie.
L'ensemble est ici très homogène et je lui reproche de peut-être ne pas avoir introduit de designer contemporain. Question de goût. Pour le reste, j'ai l'impression en regardant ces photos de percevoir le soin porté au choix des objets, une histoire tissée au fil du temps, patiemment.
Source déco idée 2008

Friday, 10 April 2009

Post 13 | Aujourd'hui plus qu'hier et moins que demain

Nous sommes loin d'une maison à l'univers rassurant ou cosy (pour reprendre l'expression phare des années '80) mais nous ne sommes pas pour autant dans un décor minimaliste ou froid. Les propriétaires qualifie le lieu d'autoportrait.

Clémence et Didier Krzentowski ont créé la galerie KREO en 1999, galerie proposant de l'art contemporain ainsi que des objets et mobiliers de designers en édition limitée. Marc Newson, Ronan & Erwan Bouroullec, Hella Jongerius, Jasper Morrison, Maarten Van Severen profitent de cet espace laboratoire pour y exposer leur travail de recherche.
Et c'est parmi ces créations que le couple Krzentowski a choisi de vivre. Les pièces sont choisies pour leur force identitaire, pour le dialogue qu'elles construisent entre elles et on réalise très vite, que peu leur importe l'étrangeté des assemblages, ils ne cherchent pas à faire joli, plus attirés "par ce qu'ils ne comprennent pas ."
Les designers contemporains ne sont pas leur seule passion. Les lampes de Gino Sarfatti , de Serge Mouille et les créations d'Achille Castaglioni, Gae Aulenti,...occupent une belle place dans leur collection.

Je trouve leur démarche assez fascinante et j'admire l'absence de concession à une esthétique trop universelle. Le couple Krzentowski a construit un lieu loin de l'ordinaire, déclarant se nourrir de leur collection.

Même leur salle de bain ne correspond à aucun stéréotype , minimale et extravagante à la fois.

Source AD juin 2008
L'occasion nous est donnée d'admirer quelques 164 pièces de 59 designers, allant des années '50 à nos jours, de leur collection lors de l'exposition intitulée telle une profession de foi " Aujourd'hui plus qu'hier et moins que demain". L'exposition se tient à la Galerie des galerie, à Paris, aussi je me contenterai de ce que je peux visionner sur internet, jusqu'au 30 mai 2009.

Tuesday, 7 April 2009

Post 12 | Pourquoi Dries ne peut-il pas m'accompagner en Toscane ?

Avec le printemps s'ouvre la saison des mariages. Certes, passé 30 ans, la liste se réduit. Néanmoins, meme s'il est unique dans mon carnet de bal, il n'empeche que j'ai bien un mariage de prévu pour la fin juin.

Je vous plante le décor, San Gimignano, en Toscane, célébration non religieuse, devant le "Sindaco" et déjeuner bucolique dans le jardin de la grand-mère du marié.
Le couple , poético-boheme, a imaginé quelques surprises pour souligner l'originalité de leur histoire d'amour et je suis certaine que cela sera charmant.

San Gimignano, entre les lignes, cela signifie, rue pavée et si on ajoute un jardin, je pense que je peux déjà exclure le port du talon ( sauf si je décide d'avoir le mollet le plus musclé de la plage cet été), à vrai dire je vise la ballerine compensée. Et après ? Ah, si Dries pouvait etre à la portée de ma bourse...cette collection noir et blanc, avec cette pointe de dorée me rend extatique.

Je vous épargne la petite "grande" histoire de Dries Van Noten si ce n'est qu'il est particulièrement connu pour son sens de la coupe mais aussi le soin apporté quant au choix des textiles. Textiles qu'il semblait apprécier fleuri ce qui modérait fortement mon enthousiasme.

Cette saison, pour la toute première fois, j'ai visionné, en entier, son défilé sur style et en toute lucidité je ne cessais de me répéter : vivement les soldes. Car évidemment, c'est la seule hypothèse réalisable et envisageable pour acquérir une de ses merveilles.

Soupir, soupir et ce mariage ? Je m'y voyais déjà dans une de ses robes grise ardoise avec à la taille ce tissu damier. Et non, Zara, copie tout le monde mais pas Dries. Soit il me reste deux mois pour me trouver... "un remplaçant".

Friday, 3 April 2009